Un site sans lecteur est un site qui meurt.

Dont acte. Je me permets un dernier message pour informer les quelques personnes qui passaient par là (par hasard ou pas…) que je me retire des rédacteurs de ce site.

Bonne continuation pour ceux qui voudront reprendre le flambeau.

Marie-Hélène

(Elisa pour tous ceux qui me suivent sur Mdp ou sur facebook)

Cerises en ligne

Rentrée du Front de gauche : division ou novation ?

Edito.

Vents mauvais en cette rentrée. Rien à voir avec le Mistral ou la Tramontane qui balaient régulièrement les côtes méditerranéennes en cette fin d’été : il s’agit du gouvernement Ayrault qui avec détermination maintient son cap. Le doigt sur la couture du pantalon, il répond favorablement à toutes les injonctions des maîtres de la finance. D’un côté, l’austérité pour les salariés et de nouvelles coupes sombres annoncées dans la dépense publique. De l’autre, la poursuite des cadeaux fiscaux aux plus fortunés et aux entreprises. Cette politique d’aggravation des inégalités conduit la France et l’Europe à la récession, et prépare une société invivable. En distillant la désespérance, ce gouvernement ne cesse de faire le lit du Front national : à jouer avec le feu, tout peut s’embraser.

 

Mardi, près de 400 000 salariés, jeunes, retraités sont descendus dans les rues pour dire stop à la régression sociale et à la « réforme droitière des retraites ». Ce premier acte de résistance est un encouragement, mais nous ne saurions en rester là. Nous sommes interpellés par les échecs des mouvements de 2003 et de 2010, et sur la capacité de la pensée alternative à nourrir les combats anticapitalistes. Ce qui suppose de ne pas nous laisser entraîner sur le terrain qu’a choisi la bourgeoisie, celui du coût. La retraite est d’abord une question de choix de société. Quel est l’avenir d’une société qui ne garantit pas à chacun quel que soit son âge les moyens de vivre dignement et de participer pleinement à la vie sociale ? Il s’agit de mener un combat idéologique de haut niveau.

 

Le défi que doit relever le Front de gauche en cette rentrée ne consiste pas à mettre en scène une compétition vaine entre ses composantes, mais à permettre le débat et l’action sur la contre-offensive populaire à construire. Il n’a pas vocation à devenir une nouvelle extrême gauche isolée, pas plus qu’il ne doit être un aiguillon du Parti socialiste, et ce quel que soit l’agenda électoral. Il doit faire vivre son ambition majeure : celle de contribuer à un rassemblement populaire de caractère majoritaire ancré résolument à gauche. Pour cela, deux questions lui sont posées : celle de créer les conditions concrètes d’un travail ouvert à tous, mené en commun, et celle de la créativité politique. Le temps presse : celles et ceux qui souffrent et qui luttent en ont tant besoin.

Bernard Calabuig, 14 septembre 2013

Le journal ici : 

(cliquer sur le lien pour lire le journal Cerises en entier) 

Quelques liens – rappel –

On n’est jamais si bien servis que par soi-même, donc en premier, la page facebook Aubagne, page claire et ouverte à tous, que vous soyez de passage ou lecteurs assidus, et dans laquelle vous êtes tous bienvenus :

https://www.facebook.com/pages/Front-de-Gauche-Aubagne/303428233116277

Puis en vrac, dans l’ordre ou pas, les pages à consulter pour une multitude d’infos et de partage d’idées (même si celles-ci ne sont pas forcément partagées par tous, mais qui provoquent la discussion et l’échange)

https://www.facebook.com/Melenchon.Presidons?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/La-Retraite-cest-60-ans/327411054059080

https://www.facebook.com/groups/255317807831675/ (groupe Fralib)

https://www.facebook.com/groups/196813753717154/ (rassemblement de toutes les gauches)

https://www.facebook.com/groups/409804652474080/ (groupe front de gauche)

https://www.facebook.com/JeanLucMelenchonPresidentEn2017?fref=ts

https://www.facebook.com/plaurentpcf?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/Marie-George-Buffet/310731772300456?fref=ts

https://www.facebook.com/partidegauche.national?fref=ts

https://www.facebook.com/cnpcf?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/Comit%C3%A9-Parti-de-Gauche-FDG-des-Chats/105983149584135?fref=ts  (pour le sourire… )

Voilà. Il y en a beaucoup d’autres à découvrir… 

Fouillez la toile, il y a matière à discussion, il y a de tout. Du bon, du très bon, comme du pire. Mais il y a toute une bande d’amis, de personnes qui font vivre cette toile, pour que l’info passe, que l’info plaise ou pas. Ce n’est pas la question. C’est une ouverture au monde, à la discussion, à l’échange, à travers ce que nous sommes en réalité : des citoyens…

* pour ce matin, je n’ai mis que des liens facebook, lieu d’échange et social quoi qu’on en dise.

Plus tard, dès que j’ai un peu de temps devant moi, je mettrai des liens de sites fantastiques où là aussi, la principale pensée de ceux qui les gèrent, c’est l’échange d’informations. 

Les élections municipales.

Article entier ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/bora-yilmaz/070913/quelques-reflexions-sur-la-gauche-et-le-front-de-gauche

J’en ai sorti ce paragraphe, en écho à la grande assemblée citoyenne élargie – plus de cent personnes – que nous avons organisée le 4 Septembre. Toutes ces questions sur les « accords » ou non en vue des municipales ont été un peu abordées, mais le temps nous a manqué pour approfondir le sujet.

Nous étions là surtout pour réagir sur la prochaine réforme des retraites, et les sujets « chauds » n’ont certes pas manqué. 

Je vous laisse analyser l’article. N’hésitez pas à commenter. 

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Force est de constater ces derniers mois que le Front de Gauche est très divisé, et donc paralysé, par la question des prochaines élections municipales, qui cristallisent les débats traversant la gauche.

 

Quand on y pense sérieusement, ces élections ne sont pas grand chose à côté de la gravité de la situation générale et quand on sait les faibles marges de manœuvre des collectivités territoriales dans la crise. Néanmoins, elles représentent une échéance importante. Parce qu’elles posent la question des politiques d’austérité. Parce qu’il en va de l’implantation du FDG et  de la capacité de ses élus à faire avancer les choses sur des questions proches des préoccupations quotidiennes. Et parce qu’elles seront l’expression du rapport de force politique réel, près de deux ans – sans élections – après la séquence de 2012. Sans nier l’importance des enjeux locaux, qui font également l’objet d’orientations divergentes au sein de la gauche, la campagne et les résultats seront marqués par la situation générale autant qu’ils la marqueront. Si la droite radicalisée et l’extrême-droite sortent renforcées des élections de mars 2014, cela sera bien sur un signe supplémentaire de la faillite de la politique gouvernementale, mais cela contribuera surtout à une dégradation du rapport de force social et politique, encourageant ainsi de nouvelles offensives du capital, et de nouvelles défaites.

 

L’union de toute la gauche est-elle souhaitable aux municipales ? À la sauce Harlem Désir, sans parler du contenu de ce que pourrait et devrait être une politique municipale de gauche dans la crise, certainement pas. Mais pourquoi ne pas affirmer que nous sommes favorable au rassemblement de toute la gauche autour d’une plate-forme politique pour gagner des municipalités qui protègent les populations de la crise, qui se confrontent aux politiques d’austérité qui amputent les collectivités de leurs maigres capacités d’action ? Le Front de gauche doit aborder l’échéance avec un profil offensif sur cette question, au risque de passer pour une force qui se replie sur son petit espace politique, avec pour seule préoccupation la gestion de son capital politique.

 

L’union de la gauche est-elle possible aux municipales ? Dans la mesure où les ténors socialistes jouent leurs cartes dans un dispositif dont on a vu qu’il reposait en grande partie sur des ancrages locaux, il paraît compliqué d’obtenir de quelque responsable local du PS qu’il mène avec nous une campagne assumant la confrontation avec la politique gouvernementale. Il ne faut pas se mentir sur ce point. Donc si l’union est sans doute possible dans des configurations locales particulières, elle semble compromise si on cherche à la construire sur des contenus, tant les responsables socialistes vont chercher à dépolitiser les enjeux locaux et rendre très discret leur soutien au gouvernement. La très forte dimension nationale va justement les pousser à surjouer les enjeux locaux, en particulier dans les grandes villes, quand la métropolisation est mise à l’ordre du jour par l’Acte III de la décentralisation. Mais si les alliances de 1er tour semblent compliquées sur des contenus, encore faut-il en faire la démonstration à une échelle de masse, là où les aspirations au rassemblement sont fortes. Il serait catastrophique pour le FDG de porter la responsabilité de la division de la gauche, comme les dirigeants du PS cherchent précisément à l’y pousser.

 

Alors que faire ? Là encore, la réponse n’a rien d’évidente. L’affirmation a priori de listes autonomes comme une position de principe n’est pas très opérante pour enclencher des dynamiques qui nous dépassent et nous surpassent. Pas plus que la position inverse qui appelle au rassemblement de toute la gauche sans parler des contenus. Partout, le Front de gauche doit se donner les moyens de susciter discussions et débats avec l’ensemble des forces de gauche, avec les forces du mouvement social, avec les citoyens. Nous devons apparaître comme des farouches partisans du rassemblement de la gauche et du mouvement social, tout en étant exigeants sur les contenus. Aller discuter avec le PS ou EELV à froid, sans provoquer de débats publics sur les contenus, jouera en notre défaveur, nous discréditera. Et si la seule question du nombre d’élu à conserver ou à gagner nous préoccupe, nous n’aurons dans ces conditions que les miettes que le PS consentira à laisser tomber de la table. Là où ces discussions et ces débats ne débouchent pas sur la constitution de listes de rassemblement de toute la gauche, ce qui est probable dans les grandes villes, le FDG doit engager sur ce profil la constitution de listes au premier tour, et s’engager au rassemblement de toute la gauche au deuxième, pour battre la droite et l’extrême-droite. Cette voie permet à la fois de conquérir des élus dans les conseils municipaux et communautaires, un objectif qui ne saurait être négligé, et de faire progresser les batailles sur les contenus politiques.

 

Organiser le sursaut à gauche !

 

D’ici là, gardons en tête – froide – que la lutte des classes n’est pas suspendue aux élections municipales de mars 2014 et que la responsabilité du Front de gauche est grande à un moment ou le gouvernement s’apprête de nouveau à céder aux injonctions du patronat sur la question des retraites, fragilisant ainsi tous les combats de celles et ceux qui résistent à l’austérité. Nous avons des tâches ici et maintenant.

 

Dans la rue comme dans les urnes, il nous faut trouver les mots pour formuler et affirmer une orientation politique pour l’ensemble de la gauche, une orientation susceptible de donner des perspectives aux mobilisations sociales, qui donne à la fois confiance aux militants déjà mobilisés et l’envie de se mobiliser aux secteurs résignés de la société. Voilà la responsabilité du Front de gauche, à l’heure où s’annonce une confrontation difficile sur la question des retraites. Cela n’a rien d’évident quand les conditions d’existence du plus grand nombre se dégradent au quotidien, quand on connaît les difficultés objectives que rencontrent les équipes syndicales pour mobiliser leurs collègues de travail. Mais il faut essayer de s’en donner les moyens. L’unité du FDG est en ce sens un ingrédient indispensable.

Bora Yilmaz

Gauche Unitaire

Nancy, le 6 septembre 2013